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18 janv. 2010

La pub en ligne supplante la TV !

La blogosphère ne parle que de cela. Pepsi abandonne le Super Bowl pour investir sur les medias sociaux ! Les investissements publicitaires sur le web au Royaume-Uni dépassent désormais les investissements TV ! Bref, c'est déjà une réalité : la publicité en ligne est incontournable.

Je vous invite sur ce point à lire l'étude réalisée par Google pour le compte de L'Oréal, au travers d'un cas d'école sur la marque Garnier, sur l'efficacité comparée du search marketing (l'achat de mots clés sur les moteurs de recherche) :

6 mars 2009

Twitter fait le beau

On parle beaucoup de Twitter, après My Space et Facebook, comme le nouvel incontournable du buzz marketing pour les marques. Pour rappel, Twitter est un outil de micro-blogging qui permet à l’utilisateur d’annoncer en temps réel à son réseau chacune de ses micro-actions du jour, un peu comme si le bloggueur envoyait en continu des sms racontant chaque fait et geste.

A première vue, ça m'apparaissait comme un terrible ego-trip ! Qui a une vie suffisamment passionnante pour qu'on veuille la suivre minute par minute ? Mais il faut se rendre à l'évidence, le succès est là ! J’ai lu ici que Twitter a connu une croissance de +752% en 2008, et compte aujourd’hui 5 millions d’utilisateurs. Culture Buzz souligne que Twitter réunit une communauté de personnes ultra-connectées, à l’affût d’infos pointues , bref, les parfaits early adopters pour générer du buzz. Inévitablement, Twitter devient une plateforme de communication : Barack Obama y a rendu compte en temps réel de sa campagne, Dell y dialogue avec ses consommateurs, Renault fait la promotion de ses évènements, un restaurant texan y annonce ses plats du jour etc… « Twitter s’affirme comme un espace idéal pour rencontrer ses clients, améliorer le référencement d’un site internet, d’un blog, garder le contact avec ses prospects ou encore créer son propre intranet et partager des informations » . Même le Dalaï Lama s’y est mis [1]!

Quelle opportunité pour la beauté ? Et plus encore, pour le luxe, peu habitué à envoyer des micro-news à ses consommateurs et plutôt adepte de belles envolées lyriques ? Encore faut-il avoir quotidiennement matière à s’exprimer !

Pionnier de Twitter, MAC Cosmetic montre la voie en utilisant l’outil pour communiquer sur les évènements auxquels les makeup artists de la marque participent. Pour chaque défilé de mode, les maquilleurs twittent leurs faits et gestes, leurs astuces maquillage en temps réel, rendant l’espace confidentiel du backstage accessible à tous. Une façon maligne de relayer une présence dans l’univers (féérique ?) des défilés qui, sinon, passerait totalement inaperçue. A titre d’exemple, près de 175 défilés sont ainsi concernés durant la saison Printemps / Eté 2009.

Aujourd’hui où les marques cherchent à créer un lien avec les consommateurs, à démontrer leur dynamisme et leur actualité, à faire partager leurs coulisses, Twitter constitue une opportunité intéressante pour inaugurer une nouvelle expérience de marque. A mon sens, c'est particulièrement adapté pour rendre compte d'un évènement (ou une série d'évènement), sans toutefois remplacer un discours institutionnel plus solide. Mais cette vision est très restrictive, tant les usages sont multiples : dialogue avec les consommateurs, avec les journalistes, en interne etc... Ce n'est pas non plus exempt de danger : et si on découvrait que les marques… n’ont rien à dire ??

Pour les marques intéressées, Culture Buzz énonce ici quelques règles : être généreux (apporter un service), être transparent (il ne faut pas se cacher), amener de la valeur (apporter un VRAI service), cibler le bon réseau (la bonne communauté), écouter avant de parler (il s'agit d'un espace de dialogue et de conversation). Comme on le dit souvent, c'est ce dernier point qui pose le plus problème au luxe, très ancré dans une communication traditionnelle de la marque vers le consommateur. Alors, prêts à twitter ?

Source photo : Culture Buzz

[1] Mise à jour : voir dans les commentaires : le twitter du Dalaï Lama était un canular

6 janv. 2009

Ce qui marche malgré la crise, selon Enjeu-Les Echos

Bonne année !

Pour bien démarrer, Enjeux-Les échos consacre dans son dernier numéro un dossier à "ce qui marche malgré la crise". Certaines activités concernent (ouf !) de près ou de loin la beauté :
- les sites de vente privée, type vente-privée.com, et dieu sait si ces derniers temps même des marques majeures de la cosmétique et du parfum se sont montrées actives sur ces sites pour destocker rapidement et relativement discrètement, comme je l'ai évoqué ici (le luxe discounte en douce). Voilà qui offrira des débouchés tandis que les circuits traditionnels s'enfoncent dans la morosité;
- les équipements spa à domicile, type balnéothérapie, qui se développe au rythme de +30% par an, soulignant que la demande de bien-être reste toujours pregnant;
- et ô surprise, la cosmétique bio, avec l'exemple de Weleda et ses 15% de croissance annuels dans un marché global presque stagnant. D'une manière générale, la beauté bio et naturelle ne représente que 3% du marché mais croit de 30 à 40% par an.

Et selon vous, le bio va-t-il disparaître, perdurer, voire dominer la cosmétique ? Répondez au sondage dans la colonne de droite !

1 déc. 2008

Le luxe discounte en douce

Depuis le début de l'année, et plus encore en ces temps de crise, je constate l'omniprésence des marques de luxe, y compris en cosmétique, sur les sites de ventes privées spécialisés beauté ou généralistes. Dans le même temps, cosmeticnews souligne que, toujours en raison de la baisse de la consommation, les acteurs de la beauté se lancent dans une vaste offensive de prix discount - à ceci près qu'en France, les enseignes le font discrètement, en ciblant uniquement leur base client par des mailings promotionnels, plutôt qu'en l'annonçant à grand renfort de bannières dans les points de vente sur Internet. Ces deux infos font tilt : en ces temps de crise, le luxe discounterait-il en cachette ?

Le prix, c'est sacré
Le prix est en effet une donnée très sensible pour le luxe. C'est d'ailleurs le signe le plus évident du luxe, il est constitutif de la valeur perçue de la marque par le consommateur. Par principe, les grandes marques sont toujours très réticentes à proposer leurs produits à prix discount, signe d'une mauvaise santé et/ou d'une piètre gestion d'image. Surtout lorsqu'on sait qu'elles mettent la pression aux enseignes de la parfumerie pour éviter que celles-ci ne se fassent la guerre des prix, ou pire, qu'elles attaquent des distributeurs non agréés ou des sites type ebay pour éviter qu'ils ne deviennent des circuits de distribution parallèle à prix cassés et incontrolés. Dans l'univers du luxe, le prix, c'est sacré.

Mais dans le même temps, la crise actuelle, amplifiée par la complainte médiatique du pouvoir d'achat, a déjà largement influencé négativement la consommation. Les marques de luxe ne pouvant jouer ouvertement sur les prix pour maintenir leurs volumes, elles cherchent des canaux parallèles à la fois discrets et maitrisables pour le faire. Idem pour les enseignes de la distribution selective, dont l'image a été souvent écornée par des rabais trop promo, mais qui doivent aussi composer avec la nouvelle donne d'une consommation en berne. Tous pratiquent donc le discount en douce.

Evidemment, à court terme, cela peut (sans garantie toutefois) permettre de laisser passer l'orage et de maintenir les comptes à flot. Premier risque, égratiner l'image, bien sûr. Second risque, est-ce que les acteurs du secteur ne vont pas finalement trouver une certaine normalité dans ces pratiques, doublées d'un bon filon pour faire du chiffre facilement ? Ce ne serait pas étonnant de voir tout cela s'installer de manière durable dans les business models des marques, des mauvaises habitudes dont elles auraient bien du mal ensuite à se défaire.

Qu'en pensez-vous ? Risque pour l'image, risque de dépendance ? Ou simple tactique de survie en temps de crise, sans conséquence ?

13 mai 2008

Believe in yourself ou believe in Britney ?

L’agence de com Internet Vanksen décrit sur son blog l’action Internet développée pour le lancement du nouveau parfum de Britney Spears, « Believe » : un site dédié en 5 langues et une action de buzz auprès de bloggeuses influentes en Italie, Grande-Bretagne, Suède et Espagne.

Comme pour toute marque de parfum de célébrité, toute la difficulté consiste à trouver suffisamment à dire sur la star : son univers, sa personnalité, ce que le public en perçoit, tout cela est-il suffisamment riche pour inspirer plusieurs parfums différents ?

LA STAR SAUCISSONNEE

Heureusement, toutes les marques suivent des schémas traditionnels, des bonnes recettes marketing qui ont fait leurs preuves lorsqu’il s’agit de découper un territoire de marque en plusieurs sous-territoires pour justifier l’existence de plusieurs parfums. Le premier parfum lancé a pour objectif d’exprimer, voire de démontrer et de justifier, ce que la marque a à apporter à l’univers du parfum. Dans le cas d’une star, il s’agit de montrer en quoi cette star est une pleine incarnation de la féminité dans ce qu’elle a de plus absolu, de mythique, en s’appuyant sur un trait de personnalité particulièrement saillant de la célébrité. C’est l’équivalent d’un N°5, d'un J’Adore, d'un Trésor qui (sans être nécessairement le premier lancement parfum de la marque) sont le pilier, l'incarnation première de Chanel, Dior et Lancôme) et plus généralement du type de féminité dont la marque est porteuse.

A partir de ce parfum central, il s’agit de décliner le territoire en différents thèmes par oppositions successives : plus ou moins extraverti, plus ou moins dans la séduction, plus ou moins sensuel, plus ou moins énergique etc… L’enjeu est de trouver des thèmes susceptibles d’intéresser un public plus large que le noyau de fans hystériques, trop peu nombreux pour faire d’un parfum un best-seller.

Prenons au hasard Jennifer Lopez, dont les (ô combien magnifiques !) parfums peuvent se segmenter de la manière suivante : GLOW = féminité mythique; puis décliné en GLOW AFTER DARK = séduction ; LIVE = énergie ; STILL = confiance en soi ; DESEO = sensualité.

Revenons à Britney. Le public auquel s’adresse les parfums (développés sous licence par Elisabeth Arden) est sans doute encore plus jeune que pour Jennifer Lopez, c’est sans doute pour cette raison que la phase féminité absolue est zappée au profit d’une entrée en matière directement par thématique : CURIOUS = audace / séduction, FANTASY = romantisme, BELIEVE = confiance en soi. Le thème de ce dernier parfum est donc de croire en soi, en ses rêves, en son potentiel…

CROIRE EN SOI, OU EN BRITNEY ?

Ce qui me frappe dans cette opération, c’est le glissement de sens entre le parfum d’origine et l’opération de com Internet. Damned, souhaiterait-on modifier le message si fort que Britney adresse au monde ?

En effet, il n’aura échappé à personne que l’actualité de Britney Spears ces derniers temps a plus fait la couverture des magazines pour des ragots que pour ses succès musicaux. Et toute l’opération semble tournée sur ce thème : DO YOU BELIEVE IN BRITNEY ? Il ne s’agit plus de croire en soi-même, c’est un « Britneython » destiné à recueillir des messages de soutien...

Et à mon sens, on retombe dans l’écueil cité plus haut : on ne s’adresse plus qu’aux fans de Britney, et non plus à ceux, plus nombreux, qui auraient pu être sensibles au message (sic) porté par le parfum. Volontaire ou involontaire, ce glissement de sens parait dangereux, car la cible est plus étroite.

Plus basiquement, le message de l'opération trahit, au lieu de transcender, celui du parfum. Or, on attend plutôt de ce type d'intiative qu'elle exprime fidèlement, voire enrichisse, le territoire initial.

Crédit photo : E Arden

1 mai 2008

Bloggueurs chouchoutés, journalistes délaissés ?

Journaliste beauté, un métier de rêve ? Un sujet agréable, des marques aux petits soins ? Il semble bien que cette réalité évolue... Bien sûr, une poignée de journalistes incontournables, ceux qui maîtrisent les rubriques beauté des magazines clé, ne seront jamais abandonnées par les marques. Mais la situation est bien différente pour les autres. C'est ce que rapporte ma "consoeur bloggeuse" de Café-Beauté dans une note.

Premier phénomène : les services de presse des marques tendent à restreindre les listings des journalistes professionnels auxquels ils adressent les infos sur les nouveautés. Il faut dire que tous les supports médias ont aujourd'hui une rubrique beauté, et qu'il faut pouvoir s'y retrouver dans la jungle des titres petits et grands, nationaux ou régionaux, installés ou éphèmères, sans compter la multitude de journalistes et de pigistes qui composent ou gravitent autour des rédactions. L'idée : concentrer les efforts sur les journaux pour lesquels le rendement est certain, du fait du tirage et du type de lectorat. En somme, les relations presse sont soumises à une logique proche de l'investissement pub classique.

Deuxième phénomène : l'ironie du sort, c'est qu'on peut être ignoré en tant que journaliste, et courtisé en tant que bloggeur ! Car à l'inverse, c'est tendance de choyer les bloggeurs, surtout les "blogs de fille" spécialisés beauté, de leur envoyer produits et infos...

Ce faisant, les marques jouent un jeu dangereux : est-il judicieux de ne pas établir de relations long terme avec une partie des journalistes professionnels, de se couper d'une partie du lectorat, de miser sur des blogs dont la pérennité n'est pas certaine, dont le sérieux n'est pas nécessairement établi...

Les journalistes, certainement, ont aussi leur part de responsabilité. Face à l'explosion du nombre de lancements, jouent-ils pleinement leur rôle pour guider les lecteurs vers les meilleurs produits (et non uniquement vers les marques qui ont fait les plus beaux évènements de lancement). Les bloggeurs rapportent leur expérience personnelle des produits : les journalistes démontrent-ils suffisamment leur expertise, leur supériorité, ou se calent-ils sur les infos que les marques leur communiquent ? Ne traitent-ils pas exclusivement des nouveautés, oubliant ainsi les produits sérieux, qui ont fait leur preuve et mérite d'être mis en avant au-delà de leurs trois premiers mois d'existence ? Cette remise en question me paraitrait salutaire, pour reprendre l'avantage sur les bloggeurs.

La crédibilité des journaux féminins est d'ailleurs un enjeu de taille. C'est la publicité des marques qui nourrit la presse féminine. Quelle impartialité possible dans ce contexte ? Articles et pubs semblent parfois étonnamment proches, complémentaires, voire difficile à distinguer pour la lectrice... Interdiction de critiquer ouvertement un produit, au mieux, on peut l'ignorer. @rrêt sur image, version web de feue l'émission de décryptage des médias, y a d'ailleurs consacré un plateau, dont les meilleures moments sont visibles ici.

Crédit video : Arrêt sur image ASI

11 avr. 2008

Fac similé : TAG vs AXE

Axe (Unilever) est-elle l'ultime et unique référence du marché des body sprays pour les jeunes hommes ? Le site interactif de la marque TAG (propriété de Procter&Gamble, éternel rivale d'Unilever) est certes bien fait, mais l'idée créative a déjà été cent fois exploitée par son grand concurrent... Démonstration sur le site Consider Yourself Warned.

19 sept. 2007

Stephane Galienni : "Le triple jeu annonceur-agence-blogueur est en train de se réinventer"

Attention : interview passionnante ! Artiste-peintre plasticien et théoricien en buzz communication : Stéphane Galienni met cette double casquette atypique au service de marques désireuses de bénéficier pleinement de la caisse de résonance sans égal qu'offre Internet, avec éclat et créativité. Un talent indéniable dont témoignent ses deux opérations, pour Jean-Paul Gaultier et Lancôme. Quand le buzz rencontre l'art...

Comment es-tu devenu "créateur de buzz" pour des marques ?

J’ai un profil atypique de communiquant, car le « buzz » a toujours fait partie de ma culture en tant qu’artiste. Après une maîtrise en Art & Communication à la Sorbonne, j’ai débuté en 1998 comme illustrateur chez Publicis, puis comme directeur artistique. A la bonne école, formé par le brillant Eric B. aka Darkplanneur, j’ai appris les grands principes du métier de créatif mais surtout une solide culture publicitaire. En 2003, je quitte le Groupe pour revenir à mes activités artistiques, notamment la peinture. Fourmillant de projets et de rencontres, je navigue entre commandes publicitaires et artistiques, notamment aux côtés d’Alexandre Very et d’Emmanuel Vivier, avec qui nous formons le trio fondateur du portail Culture Buzz.

Je réalise par la suite de nombreuses campagnes « buzz » pour de petites et grandes agences parisiennes, de 2003 à 2007, avec toujours à l’esprit l’envie de créer, d’innover. Hors agence, je travaille directement pour l’industrie du luxe qui cherche ses repères sur le net. D’abord sur le concept viral de lancement pour Terre d’Hermès, puis sur Fleur du Mâle de Jean-Paul Gaultier, et enfin Trésor de Lancôme. Je conseille d’ailleurs actuellement davantage d’annonceurs du secteur luxe, culturellement et traditionnellement habitués à collaborer avec des artistes.

Comment as-tu découvert Second Life ?

J’ai découvert Second Life comme tout le monde, mais un tout petit peu avant tout le monde ! J’ai ouvert un compte en 2005 mais j’ai commencé à m’y intéresser vraiment en septembre 2006, avec l’implantation de Dior. Curieux d’y remettre les pieds, j’ai découvert un monde passionnant, révolutionnaire, étonnement créatif, et plein de possibilités !

Contrairement à beaucoup de mes confrères blogueurs, je pense que Second Life est un phénomène de fond, dont la courbe d’adoption est relativement longue sur le média Internet. La découverte du phénomène en cette année 2007 n’est que la conséquence du dépassement d’un "tipping point", un point de bascule qui assure maintenant son rythme de croisière …L’avenir de Second Life est résolument le développement de nouvelles expériences d’immersions dans le média Internet, donc porteur d’avenir. Et si le web 3.0 était un web en 3D participatif ?

Tes deux dernières opérations dont j'ai connaissance, Fleur du Mâle et Trésor sont très différentes : Second Life est le coeur du dispositif de la première, et davantage un relais pour la seconde...

Picasso disait « ne jamais faire deux fois la même chose »…De la même manière, j’ai toujours conçu des campagnes comme des pièces uniques et sur mesure. Or, l’avantage avec le monde du luxe et du parfum, c’est qu’il y a toujours une histoire à raconter. Chaque proposition scénaristique selon moi doit être propre à l’ADN de la marque, évocatrice de son sens caché, du message inconscient qu’elle délivre. Un ré-enchantement permanent.

L’éclosion de fleurs virtuelles sur Second Life au premier jour du printemps pour Fleur du Mâle est une proposition poétique et surréaliste, redoublant d’efficacité marketing en terme de sens et de visibilité. Mais si Second Life est l’épicentre de la campagne buzz, la stratégie d’approche RP et de propagation virale a été orchestrée à l’extérieur du monde virtuel : le choix ou «casting» des influents a été déterminant sur cette campagne car il fallait sélectionner des blogueurs a priori prescripteurs du créateur Jean-Paul Gaultier mais qui, en plus, étaient visiteurs occasionnels ou résidents assidus de Second Life. Après le happening virtuel, il faut savoir qu’une soirée privée a eu lieu dans la vraie vie, à la Maison Blanche, où les influents se sont vus offrir de vraies roses blanches ainsi qu’un flacon 75 ml du parfum. Sur les 30 influents sélectionnés, 28 ont acceptés l’invitation et sont venus sur Second Life. Avec un taux de retour à 98% d’avis neutre ou positif sur les 120 blogs monitorés, on peut considérer que l’approche qualitative est bien payante.

Il faut donc comprendre que l’implantation d’une campagne sur Second Life doit être transversale à d’autres moyens, comme les blogs par exemple. Pour la révélation de la nouvelle égérie de Trésor, Kate Winslet, il est intéressant de noter l’éventail d’une communication à 360° : tandis que Kate Winslet est révélée à un dîner privé réunissant 180 VIP presse au musée Rodin, une dizaine de VIB (very important blogueurs) assistaient à cette révélation depuis l’Institut Lancôme tandis que 60 autres avatars vivaient l’instant au pied de la tour Eiffel du Paris virtuel, sur Second Life. Trois approches, mais aussi trois publics différents, tous leaders d’opinions dans des environnements reliés à la marque. Le relais du buzz prend aussi quand le dispositif lui-même donne matière à parler.

A quel stade interviens-tu : en amont, pour créer le concept même de l'opération, plus en aval pour contacter les blogueurs et leur faire connaitre l'opération, plus loin encore pour maintenir le buzz... ?

J’interviens à chaque stade, en amont et en aval, mais à des niveaux d’implications différents, où je peux déléguer l’opérationnel à des partenaires compétents. J’ai d’ailleurs ma propre théorie là-dessus, inspiré de mon expérience à mi-chemin entre l’art et la publicité. C’est une forme d'«art balistique » qui consiste à négocier le bon message au bon moment, dans la bonne direction…et à la bonne personne ! Il faut prendre en considération tout un ensemble de paramètres risquant d’interférer ou de perturber le message viral durant sa propagation, en amont.

Dans la pratique, les techniques de marketing viral ou buzz marketing sont devenues tellement standard qu’il faut toujours trouver un angle d’attaque créatif juste - pas trop avant-gardiste ni déjà-vu – pour pérenniser sur un message impactant mais ouvert, permettant de multiples rebondissements.

Qu'est-ce qui t'a amené à accepter ces collaborations ?

L’argent, bien sûr ! Mais pas seulement. Ancien salarié d’agence, puis consultant indépendant et surtout artiste, j’ai aujourd’hui le luxe de choisir mes clients, ou en tout cas de refuser une commande. De ma trentaine confirmée, j’accepte une collaboration si elle me fait découvrir de nouveaux chemins ou de nouveaux défis, comme second life par exemple.

Comment la blogosphère accueille-t-elle ces initiatives de la part des marques ? quelles sont les choses à faire et à ne pas faire sur Second Life ?

Pour Second Life, il n’y a pas de règles, c’est vraiment la conquête d’un monde virtuel avec ses pionniers et ses terres promises…Je ne crois pas à des recettes miracles mais vraiment au cas par cas. Donc je dirais que ce n’est pas Second life qui importe, mais le discours que la marque souhaite y établir. Puis, après une première phase de découverte ouverte par les marques pionnières, les annonceurs vont devoir maintenant s’implanter avec une stratégie long terme, et considérer Second life comme un vrai média plus qu’un gadget RP.

Comment la blogosphère et les fans de Second Life jugent-ils ton rôle ?

Les blogueurs ne me situe plus très bien, je crois ! Artiste-touche-à-tout, buzzer, blogueur, pocketfilmer, performer, consultant…mon blog est devenu un incroyable fourre-tout de mes activités ! En réalisant des happenings virtuels sur Second life, je pense qu’on doit me prendre vraiment pour un extra-terrestre ! De l’autre côté, les puristes de SL me connaissent mais il faudrait que je m’immerge davantage dans ce monde pour devenir leur « ami ». J’ai traversé suffisamment de milieux communautaires pour comprendre les limites du genre, ce qui m’intéresse c’est comprendre l’éco-système d’un groupe social. Je crois que l’artiste a pour rôle d’être un « passeur d’idées », donc à la frontière de beaucoup de communautés !

Y'a-t-il encore une méfiance des blogeurs vis-à-vis des tentatives de séduction des marques ?

La vulgarisation de la pratique buzz génère aujourd’hui de la buzz victim. Les blogueurs prisés par les agences et les annonceurs ne font finalement plus que relayer du buzz ou tester des produits, ce qui devient improductif pour tout le monde. Le triple jeu annonceur-agence-blogueur est en train de se réinventer, notamment par l’événementiel qui redonne la place à l’humain et l’émotion sur la découverte d’un produit ou d’un service. C’est particulièrement valable pour le luxe, où la notion de service et la politique relationnelle prime.

La publicité dans sa globalité est déjà omniprésente alors autant respecter, sur un média qui l’autorise, la relation qui unit une marque et un ensemble de consommateurs appropriés. Avec les blogs, on passe du support au « supporters » de marque.

Je crois surtout que le modèle prédominant en 2008, sera celui de « brand community » avec de nouveau métier comme le « community relation manager » et des nouveaux terrains d’adoption comme facebook, Twitter ou Second Life.

Qu'est-ce que ces opérations de buzz apportent particulièrement aux marques de luxe ?

Si le buzz repose pour beaucoup sur les blogueurs, la blogosphère se divise aujourd’hui en constellations d’affinités. Or, on arrive aujourd’hui a la limite de la pratique avec un nombre croissant de campagnes « buzz » calquées les unes sur les autres et qui participent de surcroît au brouhaha général ! Je crois que le luxe a une histoire différente à raconter, mais par un mode opératoire plus subtil pour une cible qualifiée. C’est en limitant l’accès à son monde et ses secrets que les marques du luxe feront le plus bel effet. Le luxe n’a pas besoin de crier pour se faire entendre. Le luxe est chuchotement.

Un grand merci à Stéphane d'avoir répondu à mes questions.

17 sept. 2007

La publicité-spectacle fait son grand retour

C'est le grand come-back de la publicité-spectacle ! Cet article des Echos annonce ainsi la résurgence de ce qui fut la signature de la créativité publicitaire des années 80, à savoir des écrans télé accueillant dans la démesure des spots inspirés du théâtre ou de l'opéra, de véritable mini-clip, des sagas publicitaires inventives et grandioses (Perrier, Kodak, Lee Cooper...). Le président de M&C Saatchi GAD indique ici : "A la fin des années 1980, on a assisté à un effet de ciseaux qui a provoqué sa perte : d'un côté, en effet, des consommateurs qui commençaient à subir la crise et une perte de leur pouvoir d'achat et, de l'autre, des productions extraordinairement coûteuses pour vanter une voiture ou un soda, qui leur paraissaient déconnectées de leur vécu".

Le parfum ne fut pas en reste et certaines campagnes de l'époque ont une telle rémanence que le grand public a à peine remarqué les publicités plus récentes, ne gardant en mémoire que les pubs fleuves de ces années magiques et insouciantes : Egoïste de Chanel, Fahrenheit de Dior, Obsession de Calvin Klein, Coco de Chanel...

Le spectaculaire, une réponse à Internet

Mais si les publicités d'alors donnaient dans l'extraordinaire, c'était surtout parce que le succès se devait d'être affiché avec éclat, dans ce qu'on appelle maintenant les années-fric. Aujourd'hui, si le résultat est proche, l'enjeu est bien différent : le consommateur est saturé de publicité et la pub TV est banalisée par Internet, avec des mini-films plus drôles, plus osés, plus délirants. dans la droite ligne de l'advertainment. La télévision doit réagir et offrir à son tour de l'imaginaire et du spectacle, d'où la création de spots fleuve à grand budget. Et c'est sans surprise Nicole Kidman pour N°5 qui sert ici d'exemple.

La révolution technologique a également une influence sur la création elle-même : le grand public s'est habitué à un certain type d'écriture visuelle spectaculaire à base d'effets spéciaux, auquel s'ajoute dans le cas de la publicité l'obligation d'être distinctif et attractif.

Le parfum et le spectacle

Un univers comme le parfum, totalement drivé par l'imaginaire, est évidemment très lié à sa capacité à créer des territoires publicitaires étonnants, différents, magiques. C'est d'ailleurs presque une marque de fabrique pour Chanel, habitué des productions hollywoodiennes pour ses lancements majeurs. Etonnamment, parmi ses concurrents, il n'y a pas eu tant de campagnes récentes susceptibles de faire vibrer le grand public. Les marques prendront-elles le train de la pub-spectacle en route pour apporter leur pierre à l'édifice ? Elles ont en tout cas une belle carte à jouer. Dernièrement, des publicités comme Coco Mademoiselle (encore Chanel !) ou Midnight Poison (Dior) s'inscrivent en tout cas en beauté dans cette lignée.

Le film publicitaire Midnight Poison de Dior, signé Wong Kar-Waï, et dont Eva Green est l'égérie :

10 sept. 2007

Les 8 commandements du blog marketing

Le blog marketing est un vrai défi pour les marques de beauté. Comment s'affranchir des modes de communication traditionnelle, bien ancrés dans les habitudes ? Les bloggeurs concurrencent-ils les sacro-saints journalistes beauté, faut-il leur parler différemment ? Faut-il accepter que les discours marketing soit transformés, remis en question, voire dénaturés ? Ce dialogue n'est pas inscrit dans les moeurs des marques, particulièrement dans l'univers du luxe, et pourtant il devient incontournable.

Après avoir lu les notes particulièrement inspirées du blog de Cedric [1], qui ont été un excellent point de départ, j'ai réuni ici quelques règles utiles à destination des marketeurs

1 - Tu te mettras au blog marketing
Selon une étude Ipsos réalisée en 2006, 44% des internautes s'informent sur un blog avant l'achat d'un produit. Le phénomène des blogs amène ainsi une redéfinition des pratiques marketing : après le marketing de masse puis le marketing one-to-one, on est dans le marketing consumer-to-consumer. C'est désormais le consommateur-bloggeur qui parle et influence directement d'autres consommateurs, son discours est moins controlé et donc a priori plus digne de confiance, avec un impact positif ou négatif sur les ventes des produits. Les marques doivent donc nécessairement être présente sur les blogs.

2 - Tu ne tricheras point
Les marques peuvent-elles confondre influence et manipulation ? Même s'il est plus fun de parler de guerrilla marketing ou d'undercover marketing, utiliser le blog pour faire de la promotion pure et dure à visage caché n'est pas en phase avec l'éthique de la blogosphère. Et le retour de baton peut être rude.

Si par "blog marketing" on parle de communiquer avec ou sur les blogs, certains pourraient entendre par là "créer un blog à la gloire de ces produits". C'est généralement une erreur. De très nombreux cas de flogs (fake blogs), aux Etats-Unis (Wal-Mart, Sony PS3), en France (Vichy), en Allemagne (CKin2U) ont démontré que les bloggeurs identifient sans difficulté qu'un blog qui fait l'apologie d'un produit est nécessairement louche, et une fois démasqué, cela peut faire très mal. Même principe qu'"acheter des bloggeurs" pour qu'ils s'extasient sur un produit. Dans tous ces cas limites, le risque de générer un buzz négatif est énorme, et il existe des moyens plus honnêtes d'obtenir un meilleur résultat !

3 - Tu engageras un dialogue long-terme avec les internautes
Même dans le cas d'un blog ouvertement créé par la marque pour un produit, et communiqué comme tel en toute honnêteté, le procédé est plus éthique mais le résultat n'est pas forcément efficace. Susciter l'intérêt de la blogosphère dans ce contexte n'est pas évident. Ce qui fait l'intérêt d'un blog, c'est généralement la création d'une relation long terme et personnelle qu'entretient le bloggeur et ses habitués. Un blog de marque éphémère, ou au ton trop policé, trop institutionnel, peut être assez dissuasif pour les internautes.

Les consommateurs se fient moins aux discours de marques et davantage à l'avis d'autres consommateurs sur le net. Mais faire une grosse initiative ponctuelle auprès de bloggeurs-stars n'est pas forcément le meilleur moyen d'être bien vu. Par exemple, j'ai déjà mis en garde les marques contre une présence éphèmère sur Second Life, dans le cadre d'un évènement de relation publique, qui risque d'être taxée d'opportuniste par les participants qui sont sur Second Life dans une optique long terme et préfèrent les marques qui s'investissent sur la durée pour bâtir ce monde virtuel. Dans le même esprit, la relation avec les bloggeurs doit s'établir sur le long terme avec la marque, plutôt que ponctuellement avec un seul produit.

Et lorsqu'il s'agit d'aborder le bloggeur, quelques conseils ne sont pas inutiles pour éviter les erreurs basiques de la prise de contact dont nous faisons tous les frais (message-bateau "wahou je kiffe ton blog et si tu parlais de notre crème supersonique ?", mauvais ciblage "la crème supersonique est une crème chantilly qui intéressera certainement vos lecteurs gastronomes", relance quasi-immédiate et limite agressive "comment se fait-il que vous n'ayez toujours pas parlé de la crème supersonique alors que nous vous avons envoyé un mail ce matin ?" etc...).

4 - Tu ne confondras pas bloggeurs et journalistes
Le journaliste a pour métier, et pratiquement pour obligation, de transmettre les informations, et dans la plupart du cas, avec une relative neutralité. Le bloggeur, aussi "pro" soit-il, choisit librement ses sujets et a toutes les bonnes raisons de donner son opinion, fut-elle très négative. Il faut donc savoir approcher le bloggeur avec une information qui va l'intéresser, si le bloggeur y trouve un bénéfice. De même, le bloggeur ne dispose pas toujours de l'équipement et des infrastructures d'un journaliste. Parfois, un détail aussi insignifiant qu'oublier de fournir au bloggeur une photo du produit conduit à avoir des images hideuses ou pas d'image du tout sur le blog, et dans le cas d'un produit dont l'intérêt est d'abord très visuel, cela peut même dissuader le bloggeur d'en parler.

5 - Tu attacheras autant d'importance à la forme qu'au fond
Si le contenant a évidemment une importance décisive pour emporter l'adhésion des consommateurs, le buzz, lui, n'est pas uniquement généré sur la base d'un bon produit. Les messages qui profitent le mieux de la viralité d'Internet sont ceux qui ont su prendre une forme étonnante, originale, suffisamment différenciante pour mériter d'être diffusée. Il est donc essentiel d'habiller le message pour qu'il vaille le coup d'être montré sur un blog, exposé dans une notes, transmis d'un internaute à l'autre. Ce qui suppose évidemment une parfaite connaissance des ressorts de la blogosphère. Pensez par exemple à la fameuse video virale Dove, idéalement pensée, en terme de format et d'impact, pour le web.

6 - Tu accepteras de perdre le contrôle
Générer du buzz, c'est laisser le message évoluer et se propager par lui-même. Son contenu, sa teneur, son esthétique peuvent être ainsi modifiés, transformés, et parfois ternis par les relais que sont les bloggeurs et les internautes en général. Ce que la marque peut perdre en perfection, elle le gagne en authenticité et en crédibilité. Pour une marque de luxe, il peut évidemment être difficile à digérer que la belle communication de son grand parfum institutionnel devienne un texte bourré de faute d'orthographe ou en langage SMS (" N°5 c trop cool lol ;-) "), mais si on a ce type de réserve, difficile de profiter à plein de la viralité du buzz. Cela n'exclut pas pour la marque de surveiller le buzz, et éventuellement réagir sur les blogs pour recadrer en douceur, clarifier des incompréhensions etc...

7 - Tu te prépareras à un éventuel buzz négatif
Qui dit buzz, peut vouloir dire buzz négatif, et cette donnée doit également être intégrée. Là encore, il faut être attentif et être prêt à réagir pour offrir réparation. Sur son blog, Olivier décrit ainsi comment, après avoir critiqué les services de la chaine de restaurant Sticky Fingers, s'est vu offrir un vrai dédommagement qui démontrait combien ils tenaient compte des avis de leurs clients. Il est donc possible de contrer un buzz négatif et même de le retourner en sa faveur en se montrant attentionné, compréhensif, réactif, en démontrant son intérêt pour les commentaires donnés. Si un internaute remet en cause les promesses de la marque, pourquoi ne pas faire intervenir, de manière officielle, un expert de la société qui explicite les tests conduits sur le produit et les résultats obtenus ?

8 - Tu ne te glorifieras pas d'un peu de "meta-buzz"
C'est mon obsession, que je rabâche de messages en messages (par exemple ici et ici) mais cela me semble primordial. Trop d'actions de blog marketing sont visiblement axées sur la création de buzz auprès des fans de buzz, des bloggeurs spécialistes du buzz, du marketing on-line et des blogs. L'initiative est ainsi relayée dans le circuit fermé des amateurs de buzz qui se lisent les uns les autres, sans nécessairement toucher au final la cible véritable du produit. Une réussite quantitative (beaucoup de blogs ont parlé du buzz) pour une efficacité qualitative moindre (mais peu de blogs dont les lecteurs sont réellement mes clients).

Pour des produits de beauté, il est donc évidemment essentiel que les bloggeurs impliqués en priorité (mais pas forcément exclusivement, bien sûr) soient les bloggeurs de l'univers beauté, ceux dont les lecteurs (et lectrices) viennent glaner sur les blogs des infos beauté. Mieux cibler, c'est mieux performer.

Lire également ma précédente note sur le blog marketing

[1] A lire, les notes suivantes sur le blog de Cedric :
- 3 règles à respecter dans l'utilisation des blogs
- 5 nouvelles règles pour les marques sur Internet
- Marques, n'ayez pas peur du buzz

Crédit photo : capture d'écran du défunt blog de Vichy "journal de ma peau"

7 sept. 2007

Total Beauty, nouvelle référence de la beauté en ligne ?

Emrah Kovacoglu, ancien de Procter&Gamble, lance TotalBeauty.com qui se veut être la plus large base de données, d'informations, de conseils et d'opinions sur les produits de beauté, en totale indépendance vis-à-vis des marques. Bien que le site vive de la publicité, l'impartialité sera le mot d'ordre, le tout reposant sur un savant mix d'opinions de consommateurs ayant des problématiques identiques aux vôtres et d'avis d'experts, y compris sous forme de vidéos. Le site capitalise sur l'importance du bouche-à-oreille en ligne comme outil marketing, à l'image de ce qui est déjà très développé sur le net dans d'autres domaines (matériel hi-fi...).


Source : Cosmetics Design

3 sept. 2007

Le robot qui fait buzz

J'étais passé à côté du buzz, mais j'ai profité des résultats ! Certains bloggeurs (Buzzy Notes, Olivier, Jeff, Journal du Geek... ) ont reçu il y a quelques semaines un premier courrier-gag, parodiant les offres type Editions Atlas ("le premier élément et son fascicule pour x€ chez votre marchand de journaux...") : les prétendues éditions Del Alto proposait ainsi de construire un robot. En cadeau, le premier élément : un boulon ! Les bloggeurs, parfois un peu perplexes, ont flairé à juste titre le début d'une opération de buzz, sans pour autant démasquer la marque qui en était à l'origine. Sympathique attention : chaque envoi était personnalisé selon les codes graphiques des blogs ciblés. Un film pour le moins énigmatique accompagnait le tout.



Le dernier envoi, dont j'ai eu la chance d'être également destinataire, dévoilait le secret : le colis contenait non pas la deuxième pièce du robot tant attendu mais le nouveau rasoir issu de la collaboration de cobranding de Philips et Nivea for Men, une innovation permettant d'associer la praticité d'un rasoir électrique, le confort d'un baume de rasage combiné à la simplicité de pouvoir se raser sous la douche. Quelques réactions finales sur les blogs de whiteblog, tiblond, guim...

Et le fameux robot est en fait le pivot central de la campagne publicitaire :


Film publicitaire du rasoir hydratant Philips NIVEA FOR MEN

L'opération se poursuit avec le site Robot Skin, sur le thème d'un futur proche peuplé de femmes-robot spécialistes du rasage (?), des épisodes scénarisés dans un graphisme BD assez moderne, et également une histoire "dont vous êtes les héros" permettant de piéger ses amis dans un esprit viral.

Un souci de cohérence ?

Le buzz semble avoir été un succès, largement repris sur les blogs justement spécialisés dans le relais de buzz : c'est ce que j'appelle du meta-buzz (le buzz sur le buzz, relayé de blogs de buzz en blogs de buzz, avec le risque d'être en revanche déconnecté du consommateur final). Cependant, simple et efficace, l'opération est solide, avec ce qu'il faut de relais pour la faire durer dans le temps et attirer de nouveaux internautes. Mais, comme pour la campagne buzz du rasoir Bic, je me pose la question de la cohérence.

L'idéal serait évidemment que l'opération de buzz et le site interactif soient d'une parfaite cohérence avec le mix produit et notamment la campagne publicitaire. Cela permettrait d'ailleurs plus facilement de renvoyer l'internaute d'une opération vers l'autre : en théorie, il entend parler du buzz sur un blog, auquel répond parfaitement la pub, naturellement prolongé par le site interactif. Bien sûr, ce n'est pas évident, il est par exemple difficile de sortir de l'équation "buzz=humour".

Et de fait, quel lien entre la parodie des éditions Atlas qui joue sur des ressorts somme toute assez triviaux, quand à l'inverse la publicité est une mise en image plutôt sophistiquée et conceptuelle de l'univers du produit ? De même, en quoi l'univers graphique du site est-il celui ambiance 3D de l'annonce ? On a le sentiment d'être davantage devant 3 communications différentes (qui pourraient d'ailleurs concerner des produits différents) que devant une seule et même campagne. Pas sûr que le consommateur exposé aux unes et aux autres fasse le lien entre elles. Dommage, car chacune des actions a ses avantages, et qu'à mieux choisir son camp on démultiplierait l'impact global de la campagne. On minimise souvent l'impératif de cohérence au nom de l'efficacité individuelle des différents supports, alors que c'est le résultat global qui devrait prévaloir.

Je termine par un avis sur le produit lui-même, dûment testé : le rasoir est pratique et ergonomique, le baume permet bien d'éviter les éventuelles irritations dues au rasage éléctrique, en bref, un bon produit, plutôt destiné aux barbes habituellement faciles à raser.

18 juil. 2007

Techniques de buzz par CKin2U

Avec le lancement du duo CKin2U Him/Her, Calvin Klein (groupe Coty) a privilégié, à l'image d'Amor Amor de Cacharel, un mix et une communication en affinité avec la cible ado plutôt qu'un beau lancement de prestige, au risque d'apparaître un peu racoleur (verdict définitif de Darkplanneur ici). Ce qui m'a paru intéressant à la lecture de diverses notes, c'est l'ensemble des outils de com destinés à générer le buzz, et susceptible d'inspirer (peut-être dans une optique moins premier degré) d'autres lancements.

Le film pub, très orienté ado :



Technosexuels ?

"Elle aime comme il blogue, ses textos le séduisent...", avec un tel concept, inutile de dire que c'est on-line que tout se passe :
- lancement sur Second Life;
- création d'un site CKIN2U autour du concept "what are you into ?", dans lequel les visiteurs répondent à un questionnaire et peuvent voir les visiteurs répondant au même critère, des videos réalisées par des étudiants autour de la même question etc...;
- l'agence Spheeris a créé un site plein d'infos sur ck in2u destiné aux bloggeurs pour qu'ils disposent de toutes les informations sur le lancement;
- l'agence Nouveau Jour a développé, dans le cadre de l'exclusivité accordée à Sephora pour les deux première semaines de commercialisation, le site Virtual Look permettait de créer un portrait numérique pouvant être utilisé par exemple sur myspace, animation reprise en point de vente au Sephora des Champs Elysées.

Vous trouverez plus de détails sur l'excellent blog de Cedric

Le concept contient en lui-même la ligne directrice de la stratégie de communication : les deux parfums sont supposés exprimer les aspirations de la génération des ados nés avec le high-tech, les "technosexuels". J'ai lu à peu près dans chaque article de presse paru sur les parfums que ce terme de technosexuel avait été inventé et déposé par la marque, une précision qui m'a paru finalement inutile et contre-productive : si l'ambition est de faire entrer le mot dans le langage courant, mieux vaut le laisser libre et utilisable par tous, non ? Quand Dior a lancé ses soins anti-âge Capture Totale destinés à la cible des "Happy Boomers" (femmes nées pendant le baby boom et heureuses dans la maturité), ils ont ainsi "lancé" ce mot sans en affirmer la propriété et il a été effectivement repris dans des articles de société deconnectés du produit... Une forme de consécration en somme.

Moins réussi côté teuton

En revanche, l'équipe allemande de Coty a été moins inspirée, puisqu'ils se sont laissés allé à une opération utilisant de faux bloggeurs : leur agence on-line a créé 5 flogs (fake blogs) tenus par des bloggeurs fictifs, faisant la promotion de CKin2u. Les mêmes personnages fictifs ont déposé des commentaires sur d'autres blogs (pour promouvoir le fameux concept de technosexuel...) et de créer des liens vers les faux blogs. Evidemment le retour de baton est rude : une fois la supercherie découverte par des bloggeurs futés, un buzz négatif s'est propagé sur la blogosphère allemande, relayée par les journaux traditionnels, et certains bloggeurs qui avaient déposé des commentaires réclament des honoraires pour avoir participé (sans le savoir) à une opération publicitaire... Une affaire qui rappelle l'ancienne affaire Vichy, et dont vous trouverez le détail l'analyse complète ici (à nouveau le blog de Cedric cité plus haut).

17 juil. 2007

Beautéthique : le blog de la beauté équitable

J'ai vu que Laurence, déjà auteur d'un blog dédié à l'humanitaire et au développement durable, anime désormais le blog Beautéthique consacré à la beauté et au bien-être. Le blog dépend de Comptoir Ethique, site de e-commerce mode, beauté, déco et cuisine spécialisé dans les produits issus du développement durable.

Le blog traite des sujets liés à la "beauté équitable" et apporte un éclairage plus large sur les produits commercialisés sur le site, des conseils beauté et a pour vocation à terme de créer un dialogue avec les consommateurs.

13 juil. 2007

Et vous, vous faites quoi sur le web ?

L'Internet "social" (blogs, podcasts, sites de partage de video, encyclopédies collaboratives, sites de réseau, mondes virtuels...) croit très fortement : le trafic sur les sites concernés a explosé de +670% entre avril 2006 et 2007. Pour autant, seule une minorité d'internautes y joue un rôle actif et créent du contenu : 0.16% des utilisateurs de Youtube, 4.59% des utilisateurs de Wikipedia... Tel est le résultat d'une étude analysée par Business Week (lire l'article complet ici et ).

L'étude a également analysé la répartition par tranche d'âge de chaque profil : créateurs de contenu, critiques (qui commentent sur les blogs etc...), etc... jusqu'aux profils plus passifs de simples spectateurs, voire d'internautes qui n'utilisent pas ces nouveaux médias sociaux. Un nouvel outil pour cibler, selon les groupes d'âge, les campagnes et opérations de com on-line.


Vu sur rMen's blog

Et vous, vous faites quoi sur le web ?

11 juil. 2007

A Small World : l'expérience d'un nouveau luxe

Qui a un jour visité Eurodisney a nécessairement en tête la chansonnette criarde de l'attraction "It's a Small World"... "Small World", c'est aussi le nom d'une expérience destinée à démontrer que la société humaine, même à l'échelle mondiale, reste un tout petit réseau (les fameux six degrés de séparation). Et c'est plus du côté des réseaux que de la comptine énervante qu'il faut chercher l'origine du concept ASmallWorld, le site dont tout le monde parle mais que personne n'a visité...

Un réseau social ultra-sélect

ASmallWorld réunit une communauté ultra-select de "like-minded individuals", c'est-à-dire de gens qui se ressemblent. Fonctionnant peu ou prou sur le mode des sites de networking professionnel façon Linkedin ou Viaduc, ASmallWorld a pour particularité d'être prioritairement destiné aux happy fews, aux "riches et/ou célèbres". Club de rencontre, réseau professionnel, chatroom, forum, le site est tout cela à la fois pour fédérer ceux qui ne souhaitent pas être mélangés avec n'importe qui. On y parle volontiers soirées jetset, location de yacht et nounou à Gstaad. Les inscriptions se font exclusivement sur invitation (et tous les membres ne sont pas autorisés à lancer des invitations). Pour en savoir plus sur son fonctionnement, lisez donc cette description savoureuse ou la note de Sandra ici.

ASmallWorld constitue bien évidemment un nouveau terrain de jeu très ciblé pour les annonceurs voulant s'adresser à des consommateurs à fort pouvoir d'achat et initiateurs de tendance, via des bannières classiques, du sponsoring, des partenariats... Une niche bien évidemment très convoitée, comme en témoigne l'interview de la directrice marketing de ASmallWorld ici.


Une nouvelle définition du luxe

Mais il faut surtout y voir un signe supplémentaire d'une quête de vrai "luxe" en ce qu'il a d'exceptionnel, d'unique. Rempart à la morosité autant qu'à la massification de la société de consommation et d'Internet en particulier, ASmallWorld est une nouvelle consommation du luxe pour initiés. Seul un précieux code d'accès, uniquement fourni par le réseau de la vie réelle, permet d'accéder aux fantasmes du réseau virtuel où se cotoient peoples, têtes couronnés et fils à papa pour discuter des problèmes de gens aisés : soirées hype, locations de villa de luxe... Comme le reflet du luxe moderne : quand les marques s'offrent au plus grand nombre, seuls comptent l'exclusivité ouverte à un petit cercle... et faire partie de ces privilégiés.

Les marques de luxe doivent s'inspirer de cet exemple fort dans leur travail sur la marque. D'un côté, il faut avoir une offre accessible, garante du chiffre d'affaires. Mais de l'autre, il faut développer des propositions exclusives ultra-luxe, non pas seulement par leur prix (ce n'est pas tant une question d'argent) mais par le statut qu'elles confèrent. Le site trendwatching parle ainsi d'über-premium : luxury is status and access.

Bien sûr on peut penser à ce qui est réellement hors de portée (résidences de grand luxe, jet privé...) mais, sur des produits de consommation, également à tout ce qui va jouer sur l'accès, le privilège, l'exclusivité : listes d'attente pour réserver un produit, délai d'attente pour transformer la reception du produit en récompense, prise en charge personnalisée, ouverture d'une boutique hors des horaires du grand public... ces services rendent l'acte d'achat exceptionnel. Le Nike ID Design Lab à New York accueille ainsi au maximum trois visiteurs à la fois, sur invitation et rendez-vous uniquement, pour créer des baskets customisées livrées trois semaines plus tard : Nike plus luxe que luxe !

L'époque est ainsi faite : chaque consommateur rêverait d'être unique. En traitant comme tel un petit cercle de clients, la marque leur fait réellement vivre l'expérience du luxe et les transforme en ambassadeur et en prescripteur. Une question d'envie ? Non, de survie.

Crédit photo : ASmallWorld / Nike
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10 juil. 2007

Beau comme un camion

"Parfois futiles, toujours virils", ainsi vont les conseils du blog Commeuncamion.com, dédié à la mode masculine, les cosmétiques pour homme, la forme et la séduction. La partie du site consacré à la beauté est bien fournie, entre conseils pratiques, nouveautés et tests. Un blog de référence, répertorié parmi les grands influenceurs de l'univers beauté masculine.

Crédit photo : ici

9 juil. 2007

Blog marketing : les nouveaux challenges pour la beauté

Je lis sur le blog Alternatives Cosmeto les résultats d'une étude Benchmarking sur la beauté et les blogs : 22 % des américaines lisent les blog beauté, et en moyenne celles qui utilisent Internet pour des infos beauté visitent 6 blogs, sont inscrites sur 3 et font régulièrement des commentaires sur 2 blogs. Les marques ont-elles totalement pris la mesure du phénomène des blogs, et dans leur importance croissance dans la décision d'achat ?

La nouvelle donne du blog marketing

On peut bien sûr constater les signes d'une prise de conscience. Pour la soirée d'annonce de la nouvelle égérie de Trésor, Lancôme a ainsi invité des bloggeurs VIP, au même titre que les journalistes de la presse féminine. Et les bloggeurs sont inscrits au programme de la communicaton d'un lancement, qu'il s'agisse de faire parler de soi sur les "blogs de fille" qui commentent les nouveautés, de se faire remarquer sur Second Life ou sur Dailymotion, de susciter un peu de méta-buzz sur les blogs favoris des marketeurs et des publicitaires... Ces actions sont-elles parfaitement coordonnées ? Et obtiennent-elles au final une résonnance suffisante pour encourager les marques à persévérer et à intégrer les blogs non pas en bout de course, non pas comme des journalistes chargés de relayer des plans de communication, mais comme des consommateurs ou consom'acteurs qui vont vivre l'expérience produit (ou une expérience produit spécifiquement travaillée à leur intention) et la faire partager à ceux qui suivent leur blog ? Tel est le nouveau défi, plus exigeant qu'il n'y parait, auquel les marques sont désormais confrontées.

Blog marketing : l'éthique pour durer

Evidemment, les marques parfums / beauté ne sont pas nécessairement très en avance sur le sujet, comparés à d'autres secteurs, et peuvent donc apprendre de l'expérience croissante de ceux qui travaillent régulièrement pour les entreprises de haute technologie ou de produits de consommation grand public. Interrogé par Motsandco, le bloggueur et spécialiste du buzz marketing Gregory Pouy évoque ici la professionalisation des blogs et la manière dont les bloggeurs peuvent et doivent s'intégrer à une campagne publicitaire, sans devoir pour autant faire de concession sur l'éthique. Car c'est l'enjeu majeur du buzz marketing : comment inciter les bloggueurs à promouvoir son offre (en le rémunérant, en lui offrant les produits, en l'invitant à des évènements VIP etc...) sans décrédibiliser leur opinion ? Pour Emmanuel Vivier de Buzzparadise, interrogé ici par Zdnet, «le succès des blogs est dû à leur crédibilité qui dépend de leur indépendance. C'est pourquoi nous demandons aux blogueurs participants à nos campagnes d'être transparents et d'indiquer dans quel cadre ils ont testé un produit". Une transparence indispensable pour préserver le lien bloggeur-lecteur... et ne pas tuer la poule aux oeufs d'or.

Blog marketing et efficacité

Toujours sur Zdnet, je lis cet article sur l'avenir des blogs : le cabinet Gartner estime que le nombre de blogs atteindra 100 millions dans le monde en 2007. Mais que compte tenu de leur faible durée de vie, à terme, le nombre de blogs devrait se stabiliser autour de 30 millions de blogueurs actifs, et leur contenu devrait être de plus en plus qualitatif. Une cible de choix pour des opérations de marketing qualifié : l'étude prédit que d'ici à 2010, les annonceurs qui intègrent correctement les contenus créés par les internautes au sein de leurs efforts marketing, «pourront augmenter de 25% leur taux de conversion avec les prospects ou les clients établis». La beauté, univers où le conseil (et par extension le bouche-à-oreille) est primordial, doit intégrer plus que jamais ces nouveaux indicateurs.

Mise à jour : lire aussi l'article de Stratégies "peut-on vivre de son blog", sur la monétisation des blogs.
Pour ma part, la réponse est : malheureusement pas du tout ;-)

26 juin 2007

Tout le parfum sur Second Life

Second Life a déjà accueilli des lancements de parfums (CKin2u de Calvin Klein, Hypnôse pour Homme de Lancôme, Fleur du Mâle de Jean-Paul Gaultier...), des évènements de communication comme l'annonce de la nouvelle égèrie de Trésor de Lancôme, une session de recrutement du groupe L'Oréal... Ces initiatives inventives marquaient les premiers pas du parfum sur Second Life, mais il s'agissait d'actions ponctuelles sur des produits précis, et non pas d'une prise de parole plus globale de l'univers du parfum dans son ensemble.

Une nouvelle ère s'ouvre : Osmoz, le site thématique grand public de Firmenich, crée une île virtuelle sur Second Life baptisée The Perfume Island et dédié au parfum. News, dossiers, encyclopédie, évènements... ce qui fait l'essence du site Osmoz, dans le même esprit informatif et pédagogique, est relayé désormais dans le monde virtuel. Jardin parfumé pour découvrir les matières premières, test de personnalité pour comprendre les familles olfactives, cascades d'actus, galerie d'art virtuelle : l'île invite les avatars de Second Life à la découverte du parfum sous toutes ses formes. Une manière d'enchanter le virtuel ? Une manière en tout cas d'inscrire le parfum comme un geste essentiel, y compris dans un monde sans odorat !

Toutes mes notes sur Second Life sont accessibles ici

Crédit photo : Osmoz

15 juin 2007

FemininBio : le portail féminin au naturel

Alice me fait part de la création de FemininBio, dédié au mode de vie bio. Selon le site, 3 français sur 10 consommeraient bio au moins une fois par mois (et 7% d’entre eux le font tous les jours). Le chiffre d’affaires du secteur s’élève 1,6 milliards d’euros et connait une croissance annuelle de 10% depuis 10 ans [1].

Les créatrices du portail, Anne et Eve, sont les auteurs du fameux "Guide des Cosmétiques Bio", et amorcent naturellement la création de ce portail par la rubrique beauté, avant de s'attaquer à la mode, l'alimentation, la maison... Pour Anne, il ne s'agit pas d'une démarche militante, mais d'une mission d'accompagnement : "L’objectif est de partager avec d’autres femmes un mode de vie plus sain, écologique et respectueux du monde qui nous entoure. [...] Nous nous adressons autant à la néophyte qui découvre le bio qu’à l’écolo convaincue. [...] Je crois que nous sommes au tout début d’une révolution verte [...] . On ne peut pas dire : la planète est polluée c’est la faute des industriels et des politiques qui ne font rien. Je n’y crois pas. Je crois à la politique de chaque individu qui dans ses petits gestes de tous les jours va dicter ses choix et préférences aux industriels et aux politiques."

Le portail présente du contenu éditorial sur le thème de la beauté bio, un blog bio, des videos explicatives pour créer ses propres recettes bio, des sélections shopping, des conseils pratiques... Progressivement, les thèmes devraient se diversifier et le site devrait s'enrichir de nouvelles rubriques pour élargir le champ d'action de ce qui devrait devenir un véritable magazine féminin bio sur le net. L'évolution logique de la vague / vogue bio observée sur le net, qui devrait fédérer un large public déjà conquis au thème du bio ou sur le point de l'être.

[1] Source Agence Bio

A lire également :
- tous les articles de Cosmeoblog traitant du bio
- Interview de Violette Watine, créatrice de MademoiselleBio
- Interview de Vigdis Mounier, créatrice Princesse Bio
- Interview de Anne Le Turnier de Cosma Terra
- Interview de Nathalie Baudoin, de l'agence Greenpress