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27 mai 2009

Tendances parfum : du neuf et du moins neuf

Je consulte régulièrement la liste des parfums prévus dans les prochains mois et en 2010 sur le fameux blog Now Smell this. Les marques citées sont extrêmement variées et, blog américain oblige, pas uniquement centrées sur les marques connues en France. Car ne l'oublions pas, le marché français est très spécifique, et non représentatif des tendances mondiales.

Une chose est claire : la frénésie de lancement n'est pas prête de s'éteindre. Nouvelles marques de parfums, ou nouveaux parfums des marques existantes, les projets sont nombreux. Certains, annoncés ici, ne verront pas le jour. Et bien d'autres, encore confidentiels, ne sont pas encore connus. Cependant, quelles tendances (mondiales !) peut-on dégager de cet inventaire à la Prevert des lancements à venir ?

Du neuf (?)

Les nouveaux entrants sur le marché du parfum sont nombreux, des marques issues de l'univers de la mode, avec un spectre très large plus ou moins haut de gamme (Bebe, Mark Ecko, Lee Cooper, Alberta Ferretti, Jimmy Choo, Bottega Veneta, Martin Margiela...), et des outsiders (Swarovski, Cirque du Soleil...). Ces nouvelles marques dessinent de nouveaux contours pour le 'luxe', tel qu'il est perçu par le grand public, avec des dimensions contradictoires : plus clinquant ou plus intimiste, plus quotidien ou plus exclusif, mais pas nécessairement lié à un luxe traditionnel, haute couture ou joaillerie. Le parfum traduit cette évolution, davantage produit de consommation que véritable objet de luxe.

Les marques établies continuent à s'engager sur des créations nouvelles, annoncées chez Cacharel, Calvin Klein, Nina Ricci, Givenchy, Issey Miyake, Lolita Lempicka, Marc Jacobs, Caron... Le challenge est immense : créer, lancer, installer une vraie nouveauté. On sera, en tant que consommateur, tantôt agréablement surpris, tantôt déçu, mais il faut saluer l'effort de la vraie nouveauté alors qu'il serait si facile d'animer simplement les lignes existantes sans prendre de risque. Attention cependant, une 'nouveauté' n'est pas toujours innovante, malheureusement, et on verra où les marques placent le curseur de la prise de risque !

Les collections ont toujours la cote et seront nombreuses cette année. Elles témoignent généralement d'une démarche créative moins conceptuelle, centrée sur le produit lui-même, dans un esprit de création plus artisanale, plus qualitative et plus exclusive pour Cartier, Van Cleef & Arpels, toujours by Killian... Ou, à l'inverse, elles permettent à un concept de s'exprimer sur une plus large palette de produits chez Dolce & Gabbana (très sexy), Grès ou Benefit.


Du neuf... avec du vieux

On peut avoir tenté sa chance sans succès et vouloir revenir sur le devant de la scène. Il faudra compter avec les nouvelles tentatives de Castelbajac, de Diane von Furstenberg, de Fendi (dont LVMH a carrément retiré le parfum Palazzo lancé l'an dernier, faute de ventes à la hauteur)...

Encore et toujours des parfums de célébrités : après avoir explosé en sélectif il y a quelques années, cette tendance s'y est faite plus discrète, mais s'est fortement consolidée dans le 'semi-selectif' et dans le mass market. Le marché accueillera les premières tentatives parfum de certains people anglo-saxons (Faith Hill, Avril Lavigne, Leona Lewis, Pamela Anderson, Shakira, Marilyn Manson (!), Rihanna...) et les nouveaux parfums de célébrités déjà présentes (Kylie Minogue, Britney Spears, Mariah Carey...). A ceux qui les accusent de banaliser la parfumerie, les célébrités pourront donc sereinement démontrer que le marché est - également - là.

Et toujours de fabuleux flankers tenteront de donner une seconde jeunesse à des parfums un peu usés. Similaires ou plus éloignés, tactiques ou stratégiques, ces lancements visent à exploiter le territoire déjà établi d'un pilier de la marque, en en reprenant certains codes clé (nom, flacon...) tout en lui insufflant suffisamment de nouveaux attributs pour séduire une nouvelle clientèle. Bvlgari Blv, Caroline Herrera CH, Fahrenheit chez Dior, Donna Karan DKNY, Hypnôse chez Lancôme auront donc la joie de nous annoncer la naissance d'un petit frère ou d'une petite soeur dans les mois à venir.

En bref, pas de grand bouleversement dans les tendances parfum, mais les évolutions observées ces dernières années se confirment, voire s'amplifient, y compris celles qu'on s'attendait à voir décliner. Le segment 'célébrités', qu'on annonçait moribond, continue son chemin. La tendance 'flankers' aurait pu être l'unique réponse à la crise, et pourtant les marques osent jouer la nouveauté, les groupes osent lancer de nouvelles marques. Quant aux collections, elles témoignent d'une volonté des marques de s'aventurer dans des chemins de traverse... à force, grand paradoxe, cela deviendrait presque un passage obligé !

Crédit photo : Dolce & Gabbana Anthology

30 août 2008

Blogs beauté : le recensement du Figaro Madame

Meri me fait remarquer que mon blog est cité dans un article du site du Figaro Madame sur les blogs qui comptent dans l'univers beauté. Le commentaire est plein d'éloge, cela fait très plaisir à l'égo. Juste une imprécision : la "jeune femme"... est un bloggeur. En tout cas merci à la journaliste du Figaro Madame d'avoir pensé à moi ! Je vous conseille l'article, car il recense un certain nombre de blogs de référence bien utiles.

23 juil. 2008

Les bloggeuses beauté seraient-elles vénales ?

Les blogs beauté sont-ils vendus ?
C'est la question posée par Buzz-marketing.fr suite à une enquête du New York Times sur les petits (et gros) cadeaux offerts par les marques aux blogs beauté. Il est habituel pour un journaliste traditionnel d'être très gâté par les marques dans le cadre de son travail, ce qui parait logique : même si c'est évidemment plus agréable qu'un autre job, les produits offerts sont là pour être testés ou photographiés pour les besoins du journal, les invitations à des évènements sont d'abord prévus pour présenter les nouveautés... L'impartialité et de toute façon délicate, la marque étant souvent également annonceur du média (voir cette note plus ancienne sur les différences de traitement journalistes / bloggueurs, avec une video de arrêt sur image sur le sujet).

L'impartialité en cause
Ce qu'un lecteur vient chercher dans un blog, a priori, c'est en revanche une opinion personnelle, détachée justement de ces contingences commerciales, parfaitement pure et objective. Or les marques souhaitent tout naturellement établir des relations également avec ces nouveaux media, ce qui peut entacher cette impartialité, voir inciter à une approche opportuniste les bloggers. Il est ainsi courant pour une bloggeuse de recevoir des produits gratuits... mais également possible qu'elle ne le mentionne pas lorsqu'elle fait l'éloge de ces produits. Le New York Times détaille quelques cas de figure amusants : que faire quand on a pas aimé un produit ? faut-il créer son blog dans le but unique de recevoir des cadeaux ? L'ensemble de à lire ici.

La situation en France n'est pas fondamentalement différente. BuzzMarketing.fr est ainsi édité par l'agence de relations publiques en ligne VN Spheeris : "Il est vrai que certaines campagnes de relations avec les blogs, même en France, nous ont laissé pantois. Les cadeaux (et leurs montants) offerts aux blogueurs sortaient vraiment du petit cadeau pour faire plaisir. Chez VN Spheeris, nous avons toujours fait attention à ce que les dotations restent dans un budget raisonnable, ne serait-ce que pour protéger la réputation des blogs avec lesquels nous travaillons et pour ne pas donner le sentiment au blogueur que nous l'achetons." A titre personnel, j'ai par exemple déjà reçu des produits gratuits mais je l'ai dans ce cas systématiquement indiqué dans les notes correspondantes. A chacun de trouver la meilleure manière de rester honnête et sincère vis-à-vis des ses lecteurs.

16 juin 2008

Mercatique : au boulot !

J'ai le plaisir de voir deux petites notes du blog sur le thème de la segmentation (gracieusement) reprises dans Mercatique, manuel scolaire des terminales STG qui parait aux éditions Foucher. L'occasion pour moi de découvrir la teneur du programme de marketing en terminale STG : je ne le savais ni si riche, ni si complexe, ni si approfondi. Je vais le lire en entier, ça me fera des révisions !

Et pour les pauvres élèves qui plancheraient un jour sur mes textes : je ne l'ai pas fait exprès, c'est juré !

Crédit photo : éditions Foucher

1 mai 2008

Bloggueurs chouchoutés, journalistes délaissés ?

Journaliste beauté, un métier de rêve ? Un sujet agréable, des marques aux petits soins ? Il semble bien que cette réalité évolue... Bien sûr, une poignée de journalistes incontournables, ceux qui maîtrisent les rubriques beauté des magazines clé, ne seront jamais abandonnées par les marques. Mais la situation est bien différente pour les autres. C'est ce que rapporte ma "consoeur bloggeuse" de Café-Beauté dans une note.

Premier phénomène : les services de presse des marques tendent à restreindre les listings des journalistes professionnels auxquels ils adressent les infos sur les nouveautés. Il faut dire que tous les supports médias ont aujourd'hui une rubrique beauté, et qu'il faut pouvoir s'y retrouver dans la jungle des titres petits et grands, nationaux ou régionaux, installés ou éphèmères, sans compter la multitude de journalistes et de pigistes qui composent ou gravitent autour des rédactions. L'idée : concentrer les efforts sur les journaux pour lesquels le rendement est certain, du fait du tirage et du type de lectorat. En somme, les relations presse sont soumises à une logique proche de l'investissement pub classique.

Deuxième phénomène : l'ironie du sort, c'est qu'on peut être ignoré en tant que journaliste, et courtisé en tant que bloggeur ! Car à l'inverse, c'est tendance de choyer les bloggeurs, surtout les "blogs de fille" spécialisés beauté, de leur envoyer produits et infos...

Ce faisant, les marques jouent un jeu dangereux : est-il judicieux de ne pas établir de relations long terme avec une partie des journalistes professionnels, de se couper d'une partie du lectorat, de miser sur des blogs dont la pérennité n'est pas certaine, dont le sérieux n'est pas nécessairement établi...

Les journalistes, certainement, ont aussi leur part de responsabilité. Face à l'explosion du nombre de lancements, jouent-ils pleinement leur rôle pour guider les lecteurs vers les meilleurs produits (et non uniquement vers les marques qui ont fait les plus beaux évènements de lancement). Les bloggeurs rapportent leur expérience personnelle des produits : les journalistes démontrent-ils suffisamment leur expertise, leur supériorité, ou se calent-ils sur les infos que les marques leur communiquent ? Ne traitent-ils pas exclusivement des nouveautés, oubliant ainsi les produits sérieux, qui ont fait leur preuve et mérite d'être mis en avant au-delà de leurs trois premiers mois d'existence ? Cette remise en question me paraitrait salutaire, pour reprendre l'avantage sur les bloggeurs.

La crédibilité des journaux féminins est d'ailleurs un enjeu de taille. C'est la publicité des marques qui nourrit la presse féminine. Quelle impartialité possible dans ce contexte ? Articles et pubs semblent parfois étonnamment proches, complémentaires, voire difficile à distinguer pour la lectrice... Interdiction de critiquer ouvertement un produit, au mieux, on peut l'ignorer. @rrêt sur image, version web de feue l'émission de décryptage des médias, y a d'ailleurs consacré un plateau, dont les meilleures moments sont visibles ici.

Crédit video : Arrêt sur image ASI

4 mars 2008

Les blogs et le publi-rédactionnel

Le tout nouveau Journal du Blog s'annonce comme une plateforme d'information incontournable pour tous ceux qui souhaitent se lancer dans l'aventure du blog marketing, dont l'industrie cosmétique se montre si friande, avec ses opportunités et ses risques. Premier exemple, cette note sur l'avenir du publi-rédactionnel dans les blogs.

Il est en effet tentant de contrôler le buzz suscité par une marque sur les blogs en rémunérant les bloggeurs pour qu'ils rédigent des articles sur le sujet et fassent ainsi monter la sauce. La note rappelle qu'on distingue publi-rédac (dont le texte est pour l'essentiel fourni par la marque au bloggeur) et billet sponsorisé (où le bloggeur rédige lui-même la note). Pour éviter les mises en cause éthiques, il est d'usage que les agences demandent aux bloggeurs de faire apparaitre clairement la mention "publi-rédac" ou un pictogramme dans la note. Mais le risque est évidemment de dissuader le lecteur de lire la note, ce qui pourrait remettre en cause l'efficacité publicitaire de ces procédés.


Par ailleurs, on le sait, la blogosphère est très fière de son indépendance et peut se montrer très dure vis-à-vis des blogs sponsorisés, en dépit des efforts des uns et des autres pour faire clairement apparaître l'existence d'un partenariat avec la marque. Nicolas de Blogrider indique ainsi dans les commentaires de la note que l'agence abandonne le publi-rédac : d'une part, trop de publi-rédac tue le publi-rédac, et d'autre part justement en raison de la violence des polémiques suscitées.

La rémunération des buzzers pose donc un réel problème, tant du point de vue de l'efficacité que de l'éthique. Les pratiques acceptées dans la blogosphère ne sont pas exactement identiques à celles qui sont naturellement tolérées par les consommateurs dans les médias classiques, leurs exigences, leurs attentes ne sont pas les mêmes. A méditer avant de se lancer dans une campagne de blog marketing ou de buzz marketing.

Crédit photo : image issue du Journal du Blog

11 janv. 2008

Leçon de maquillage

Du lien, il faut créer du lien ! Le Blog Institute réunit trois leçons de maquillage offerte par Lancôme à la prolifique bloggeuse de Babillages. Une manière simple et intelligente de nouer le dialogue entre la marque-conseillère (représentée par le maquilleur) et la consommatrice-experte (alias la bloggeuse) : chaque femme s'y reconnaitra et aura envie de saisir au vol les conseils beauté prodigués par l'expert, renforçant ainsi sa confiance en la marque. Bravo !

10 sept. 2007

Les 8 commandements du blog marketing

Le blog marketing est un vrai défi pour les marques de beauté. Comment s'affranchir des modes de communication traditionnelle, bien ancrés dans les habitudes ? Les bloggeurs concurrencent-ils les sacro-saints journalistes beauté, faut-il leur parler différemment ? Faut-il accepter que les discours marketing soit transformés, remis en question, voire dénaturés ? Ce dialogue n'est pas inscrit dans les moeurs des marques, particulièrement dans l'univers du luxe, et pourtant il devient incontournable.

Après avoir lu les notes particulièrement inspirées du blog de Cedric [1], qui ont été un excellent point de départ, j'ai réuni ici quelques règles utiles à destination des marketeurs

1 - Tu te mettras au blog marketing
Selon une étude Ipsos réalisée en 2006, 44% des internautes s'informent sur un blog avant l'achat d'un produit. Le phénomène des blogs amène ainsi une redéfinition des pratiques marketing : après le marketing de masse puis le marketing one-to-one, on est dans le marketing consumer-to-consumer. C'est désormais le consommateur-bloggeur qui parle et influence directement d'autres consommateurs, son discours est moins controlé et donc a priori plus digne de confiance, avec un impact positif ou négatif sur les ventes des produits. Les marques doivent donc nécessairement être présente sur les blogs.

2 - Tu ne tricheras point
Les marques peuvent-elles confondre influence et manipulation ? Même s'il est plus fun de parler de guerrilla marketing ou d'undercover marketing, utiliser le blog pour faire de la promotion pure et dure à visage caché n'est pas en phase avec l'éthique de la blogosphère. Et le retour de baton peut être rude.

Si par "blog marketing" on parle de communiquer avec ou sur les blogs, certains pourraient entendre par là "créer un blog à la gloire de ces produits". C'est généralement une erreur. De très nombreux cas de flogs (fake blogs), aux Etats-Unis (Wal-Mart, Sony PS3), en France (Vichy), en Allemagne (CKin2U) ont démontré que les bloggeurs identifient sans difficulté qu'un blog qui fait l'apologie d'un produit est nécessairement louche, et une fois démasqué, cela peut faire très mal. Même principe qu'"acheter des bloggeurs" pour qu'ils s'extasient sur un produit. Dans tous ces cas limites, le risque de générer un buzz négatif est énorme, et il existe des moyens plus honnêtes d'obtenir un meilleur résultat !

3 - Tu engageras un dialogue long-terme avec les internautes
Même dans le cas d'un blog ouvertement créé par la marque pour un produit, et communiqué comme tel en toute honnêteté, le procédé est plus éthique mais le résultat n'est pas forcément efficace. Susciter l'intérêt de la blogosphère dans ce contexte n'est pas évident. Ce qui fait l'intérêt d'un blog, c'est généralement la création d'une relation long terme et personnelle qu'entretient le bloggeur et ses habitués. Un blog de marque éphémère, ou au ton trop policé, trop institutionnel, peut être assez dissuasif pour les internautes.

Les consommateurs se fient moins aux discours de marques et davantage à l'avis d'autres consommateurs sur le net. Mais faire une grosse initiative ponctuelle auprès de bloggeurs-stars n'est pas forcément le meilleur moyen d'être bien vu. Par exemple, j'ai déjà mis en garde les marques contre une présence éphèmère sur Second Life, dans le cadre d'un évènement de relation publique, qui risque d'être taxée d'opportuniste par les participants qui sont sur Second Life dans une optique long terme et préfèrent les marques qui s'investissent sur la durée pour bâtir ce monde virtuel. Dans le même esprit, la relation avec les bloggeurs doit s'établir sur le long terme avec la marque, plutôt que ponctuellement avec un seul produit.

Et lorsqu'il s'agit d'aborder le bloggeur, quelques conseils ne sont pas inutiles pour éviter les erreurs basiques de la prise de contact dont nous faisons tous les frais (message-bateau "wahou je kiffe ton blog et si tu parlais de notre crème supersonique ?", mauvais ciblage "la crème supersonique est une crème chantilly qui intéressera certainement vos lecteurs gastronomes", relance quasi-immédiate et limite agressive "comment se fait-il que vous n'ayez toujours pas parlé de la crème supersonique alors que nous vous avons envoyé un mail ce matin ?" etc...).

4 - Tu ne confondras pas bloggeurs et journalistes
Le journaliste a pour métier, et pratiquement pour obligation, de transmettre les informations, et dans la plupart du cas, avec une relative neutralité. Le bloggeur, aussi "pro" soit-il, choisit librement ses sujets et a toutes les bonnes raisons de donner son opinion, fut-elle très négative. Il faut donc savoir approcher le bloggeur avec une information qui va l'intéresser, si le bloggeur y trouve un bénéfice. De même, le bloggeur ne dispose pas toujours de l'équipement et des infrastructures d'un journaliste. Parfois, un détail aussi insignifiant qu'oublier de fournir au bloggeur une photo du produit conduit à avoir des images hideuses ou pas d'image du tout sur le blog, et dans le cas d'un produit dont l'intérêt est d'abord très visuel, cela peut même dissuader le bloggeur d'en parler.

5 - Tu attacheras autant d'importance à la forme qu'au fond
Si le contenant a évidemment une importance décisive pour emporter l'adhésion des consommateurs, le buzz, lui, n'est pas uniquement généré sur la base d'un bon produit. Les messages qui profitent le mieux de la viralité d'Internet sont ceux qui ont su prendre une forme étonnante, originale, suffisamment différenciante pour mériter d'être diffusée. Il est donc essentiel d'habiller le message pour qu'il vaille le coup d'être montré sur un blog, exposé dans une notes, transmis d'un internaute à l'autre. Ce qui suppose évidemment une parfaite connaissance des ressorts de la blogosphère. Pensez par exemple à la fameuse video virale Dove, idéalement pensée, en terme de format et d'impact, pour le web.

6 - Tu accepteras de perdre le contrôle
Générer du buzz, c'est laisser le message évoluer et se propager par lui-même. Son contenu, sa teneur, son esthétique peuvent être ainsi modifiés, transformés, et parfois ternis par les relais que sont les bloggeurs et les internautes en général. Ce que la marque peut perdre en perfection, elle le gagne en authenticité et en crédibilité. Pour une marque de luxe, il peut évidemment être difficile à digérer que la belle communication de son grand parfum institutionnel devienne un texte bourré de faute d'orthographe ou en langage SMS (" N°5 c trop cool lol ;-) "), mais si on a ce type de réserve, difficile de profiter à plein de la viralité du buzz. Cela n'exclut pas pour la marque de surveiller le buzz, et éventuellement réagir sur les blogs pour recadrer en douceur, clarifier des incompréhensions etc...

7 - Tu te prépareras à un éventuel buzz négatif
Qui dit buzz, peut vouloir dire buzz négatif, et cette donnée doit également être intégrée. Là encore, il faut être attentif et être prêt à réagir pour offrir réparation. Sur son blog, Olivier décrit ainsi comment, après avoir critiqué les services de la chaine de restaurant Sticky Fingers, s'est vu offrir un vrai dédommagement qui démontrait combien ils tenaient compte des avis de leurs clients. Il est donc possible de contrer un buzz négatif et même de le retourner en sa faveur en se montrant attentionné, compréhensif, réactif, en démontrant son intérêt pour les commentaires donnés. Si un internaute remet en cause les promesses de la marque, pourquoi ne pas faire intervenir, de manière officielle, un expert de la société qui explicite les tests conduits sur le produit et les résultats obtenus ?

8 - Tu ne te glorifieras pas d'un peu de "meta-buzz"
C'est mon obsession, que je rabâche de messages en messages (par exemple ici et ici) mais cela me semble primordial. Trop d'actions de blog marketing sont visiblement axées sur la création de buzz auprès des fans de buzz, des bloggeurs spécialistes du buzz, du marketing on-line et des blogs. L'initiative est ainsi relayée dans le circuit fermé des amateurs de buzz qui se lisent les uns les autres, sans nécessairement toucher au final la cible véritable du produit. Une réussite quantitative (beaucoup de blogs ont parlé du buzz) pour une efficacité qualitative moindre (mais peu de blogs dont les lecteurs sont réellement mes clients).

Pour des produits de beauté, il est donc évidemment essentiel que les bloggeurs impliqués en priorité (mais pas forcément exclusivement, bien sûr) soient les bloggeurs de l'univers beauté, ceux dont les lecteurs (et lectrices) viennent glaner sur les blogs des infos beauté. Mieux cibler, c'est mieux performer.

Lire également ma précédente note sur le blog marketing

[1] A lire, les notes suivantes sur le blog de Cedric :
- 3 règles à respecter dans l'utilisation des blogs
- 5 nouvelles règles pour les marques sur Internet
- Marques, n'ayez pas peur du buzz

Crédit photo : capture d'écran du défunt blog de Vichy "journal de ma peau"

6 sept. 2007

Comme un camion : "Les marques doivent avant tout avoir foi en leurs produits"

Depuis octobre 2004, le blog Commeuncamion.com permet aux hommes de se tenir au courant des dernières tendances de la beauté et de la mode au masculin, jusqu'aux techniques de séduction, sur un ton direct et volontiers décalé. Le blog a ainsi accueilli 130 000 lecteurs par mois en 2007 (chiffres Médiamétrie). Joe dit "le démonte-pneu", "chef de chantier", fondateur et animateur en chef du blog, a bien voulu répondre à mes questions.

Comment est né le blog ?
La création de Commeuncamion.com, c'est avant tout l'expression d'une passion pour les nouvelles technologies et l'échange. Le thème est venu par la suite : il m'est apparu en confrontant mes intérêts à ce qui me semblait peu abordé, ou du moins, d'une manière qui ne me satisfaisait pas.

Qu'est-ce qui fait la valeur ajoutée de Commeuncamion.com ?
J'ai voulu aborder le sujet de la mode masculine et des conseils beauté, de manière simple, avec un regard critique, et en me basant sur une spécificité forte du média Internet : l'interactivité. Le contenu de Commeuncamion.com est avant tout celui des lecteurs. Les réactions, les avis positifs comme négatifs font partie intégrante de l'information proposée. Il y a un échange permanent entre les lecteurs et moi, et les lecteurs entre eux. Beaucoup de sujets sont abordés suite aux suggestions mails de lecteurs. Moi, je suis l'animateur, le chef d'orchestre. Ou plutôt le chef de chantier comme j'aime à me définir !

Le sujet des cosmétiques fait partie des débuts du site. J'utilise personnellement des soins pour homme depuis une petite dizaine d'années. Et j'ai voulu faire partager mon expérience en publiant des avis sur les produits que j'avais testé, et que je continue de tester. Le style est simple et direct.

J'essaie au maximum de décrire l'expérience que j'ai faite d'un produit. Je les ai tous testé au moins sur 2/3 semaines avant d'en parler. Je ne voulais pas me limiter à une liste de course comme on en trouve le plus souvent : untel a sorti ça, c'est plein de bonnes molécules, ça coûte tant, à telle adresse, point. Sur Commeuncamion.com, le produit est véritablement jugé, et en permanence par tous les lecteurs qui témoignent tour à tour de leur expérience.

Les visiteurs du blog semblent-ils plutôt des connaisseurs, ou sont-ils plutôt perdus dans la jungle de la beauté au masculin ?
Les expériences sont multiples. Certains débutent et sont vraiment à la recherche d'infos, de conseils, sur par exemple la manière d'optimiser son rasage ou l'utilisation d'un autobronzant, et de recommandations sur les marques. Certains ont déjà testé des produits du même type et peuvent échanger sur des éléments de comparaison. Certains sont plus aguerris et font part de leur conseils. C'est un échange permanent, sur le blog, et sur le forum !

Comment jugez-vous l'offre des marques de cosmétiques destinée aux hommes ?
Les marques sont à présent très nombreuses sur le secteur du soin pour homme, des plus connues aux moins connues, et proposent une large gamme aussi bien pour le débutant que l'expert. Je pense qu'on n'a plus grand chose à envier aux femmes à ce niveau-là.

Au fond, les marques savent-elles parler aux hommes ?
J'ai encore le sentiment qu'elles s'adressent plus aux femmes qu'à nous dans leur communication. Si l'on cite Nickel, leur succès est sans aucun doute basé sur cette communication plus masculine : simple et légèrement triviale.

Les marques de beauté sont-elles suffisamment présentes sur les blogs ?
Les marques sont peu présentes sur les blogs. Je pense qu'elles sont frileuses car il y a une prise de risque. Cela représente un challenge nouveau. Contrairement aux médias traditionnels, le récepteur a les moyens de réagir, de s'exprimer. Et évidemment c'est à double tranchant : si les réactions à un produit sont majoritairement positives, cela influencera considérablement l'ensemble des récepteurs car il s'agit d'avis de consommateurs. A l'inverse, évidemment, des critiques nombreuses en décourageront plus d'un à se diriger vers ce produit. Les marques doivent avant tout avoir foi en leurs produits, avoir cette volonté d'affirmer leurs forces, et intégrer ou faire appel à de nouvelles compétences pour gérer cette nouvelle relation avec le consommateur. Et plus Internet prendra d'importance, plus celles qui sauront relever ce défi pourront se différencier.

Justement, des réseaux comme Influence dont Commeuncamion.com fait partie peuvent-ils aider les marques à mieux appréhender l'univers des blogs ?
Commeuncamion.com fait effectivement partie du réseau Influence. Il s'agit d'une régie publicitaire qui présente comme particularité d'avoir une expérience importante dans la gestion des communautés. Ils ont pour cela une certaine légitimité à proposer une rencontre entre le bloggeur et l'annonceur. Les spécificités du blog sont prises en compte, et le bloggeur est consulté pour le choix des annonceurs et des formats souhaités. Pour ma part je refuse par exemple les pop-up ou tout autre format intrusif qui détournerait les lecteurs de l'essentiel : le contenu !

Commeuncamion.com est-il un magazine en ligne ?
Pour moi, un blog est un blog. Et Commeuncamion.com reste un blog même si il y a plusieurs contributeurs, plusieurs thémes abordés, un minimum d'organisation éditorial, et un peu plus de 2 lecteurs à présent. C'est juste un bon gros blog de mec !

Vivez-vous de votre blog ?
Je n'en vis pas mais si quelqu'un souhaite me faire un virement bancaire tous les mois, je tiens un rib à sa disposition !

Avis aux bienfaiteurs ! Merci à Joe de s'être prêté au jeu des questions/réponses, et n'oubliez pas d'aller faire un tour sur Commeuncamion.com

16 juil. 2007

De l'importance des marketeurs

J'ai dû passer des dizaines de fois sur la homepage du blog de Greg sans jamais remarquer sa rubrique "mon arrivée dans le monde de la beauté". Plutôt connu comme bloggeur émérite et spécialistes ès nouvelles technologies, Greg raconte notamment dans une note son expérience responsable marketing et communication France de la marque de soins capillaires professionnels Goldwell, et comment il a travaillé à une rénovation complète de la stratégie marketing dans une société qui n'utilisait guère les outils marketing et commerciaux mêmes basiques. Repositionnement de marque, refonte des positionnements prix, nouvelle stratégie de communication... tout y est passé pour dynamiser le business. Une expérience riche en enseignements à lire ici.

Le bilan a été bon (augmentation du chiffre d'affaires de 16% en 2004), mais l'élan ne semble pas s'être poursuivi après son départ si j'en juge par le site Internet qui n'a pas été remis à jour depuis 2005...

Je ne sais rien de la situation passée et actuelle de Goldwell, mais cela me renforce dans une conviction dont j'ai pu souvent constater la véracité, a priori évidente mais souvent minimisée : pour une marque, la qualité de l'équipe marketing est clé. Toutes les marques connaissent des périodes de faste et des périodes de vache maigre, des séries de beaux lancements puis des ères de repli. Et bien souvent, il s'agit avant tout d'une question d'équipe : vision marketing, exigence opérationnelle, dynamisme, c'est le capital humain qui fait la différence.

Comme Greg le décrit, si les fondamentaux de la marque étaient bons, c'est la pertinence des choix stratégiques et leur mise en oeuvre qui ont été décisifs pour son succès. Les services marketing sont fondamentaux dans les entreprises de la beauté, car ils contrôlent la communication, le cadencement de lancement des produits, la gestion des gammes, l'allocation des ressources, l'ouverture de nouveaux segments : il suffit d'un mauvais casting et même une marque magique, parfaitement établie, peut s'écrouler. Et c'est arrivé plus souvent qu'on ne le croit...

G

13 juil. 2007

Et vous, vous faites quoi sur le web ?

L'Internet "social" (blogs, podcasts, sites de partage de video, encyclopédies collaboratives, sites de réseau, mondes virtuels...) croit très fortement : le trafic sur les sites concernés a explosé de +670% entre avril 2006 et 2007. Pour autant, seule une minorité d'internautes y joue un rôle actif et créent du contenu : 0.16% des utilisateurs de Youtube, 4.59% des utilisateurs de Wikipedia... Tel est le résultat d'une étude analysée par Business Week (lire l'article complet ici et ).

L'étude a également analysé la répartition par tranche d'âge de chaque profil : créateurs de contenu, critiques (qui commentent sur les blogs etc...), etc... jusqu'aux profils plus passifs de simples spectateurs, voire d'internautes qui n'utilisent pas ces nouveaux médias sociaux. Un nouvel outil pour cibler, selon les groupes d'âge, les campagnes et opérations de com on-line.


Vu sur rMen's blog

Et vous, vous faites quoi sur le web ?

10 juil. 2007

Beau comme un camion

"Parfois futiles, toujours virils", ainsi vont les conseils du blog Commeuncamion.com, dédié à la mode masculine, les cosmétiques pour homme, la forme et la séduction. La partie du site consacré à la beauté est bien fournie, entre conseils pratiques, nouveautés et tests. Un blog de référence, répertorié parmi les grands influenceurs de l'univers beauté masculine.

Crédit photo : ici

9 juil. 2007

Blog marketing : les nouveaux challenges pour la beauté

Je lis sur le blog Alternatives Cosmeto les résultats d'une étude Benchmarking sur la beauté et les blogs : 22 % des américaines lisent les blog beauté, et en moyenne celles qui utilisent Internet pour des infos beauté visitent 6 blogs, sont inscrites sur 3 et font régulièrement des commentaires sur 2 blogs. Les marques ont-elles totalement pris la mesure du phénomène des blogs, et dans leur importance croissance dans la décision d'achat ?

La nouvelle donne du blog marketing

On peut bien sûr constater les signes d'une prise de conscience. Pour la soirée d'annonce de la nouvelle égérie de Trésor, Lancôme a ainsi invité des bloggeurs VIP, au même titre que les journalistes de la presse féminine. Et les bloggeurs sont inscrits au programme de la communicaton d'un lancement, qu'il s'agisse de faire parler de soi sur les "blogs de fille" qui commentent les nouveautés, de se faire remarquer sur Second Life ou sur Dailymotion, de susciter un peu de méta-buzz sur les blogs favoris des marketeurs et des publicitaires... Ces actions sont-elles parfaitement coordonnées ? Et obtiennent-elles au final une résonnance suffisante pour encourager les marques à persévérer et à intégrer les blogs non pas en bout de course, non pas comme des journalistes chargés de relayer des plans de communication, mais comme des consommateurs ou consom'acteurs qui vont vivre l'expérience produit (ou une expérience produit spécifiquement travaillée à leur intention) et la faire partager à ceux qui suivent leur blog ? Tel est le nouveau défi, plus exigeant qu'il n'y parait, auquel les marques sont désormais confrontées.

Blog marketing : l'éthique pour durer

Evidemment, les marques parfums / beauté ne sont pas nécessairement très en avance sur le sujet, comparés à d'autres secteurs, et peuvent donc apprendre de l'expérience croissante de ceux qui travaillent régulièrement pour les entreprises de haute technologie ou de produits de consommation grand public. Interrogé par Motsandco, le bloggueur et spécialiste du buzz marketing Gregory Pouy évoque ici la professionalisation des blogs et la manière dont les bloggeurs peuvent et doivent s'intégrer à une campagne publicitaire, sans devoir pour autant faire de concession sur l'éthique. Car c'est l'enjeu majeur du buzz marketing : comment inciter les bloggueurs à promouvoir son offre (en le rémunérant, en lui offrant les produits, en l'invitant à des évènements VIP etc...) sans décrédibiliser leur opinion ? Pour Emmanuel Vivier de Buzzparadise, interrogé ici par Zdnet, «le succès des blogs est dû à leur crédibilité qui dépend de leur indépendance. C'est pourquoi nous demandons aux blogueurs participants à nos campagnes d'être transparents et d'indiquer dans quel cadre ils ont testé un produit". Une transparence indispensable pour préserver le lien bloggeur-lecteur... et ne pas tuer la poule aux oeufs d'or.

Blog marketing et efficacité

Toujours sur Zdnet, je lis cet article sur l'avenir des blogs : le cabinet Gartner estime que le nombre de blogs atteindra 100 millions dans le monde en 2007. Mais que compte tenu de leur faible durée de vie, à terme, le nombre de blogs devrait se stabiliser autour de 30 millions de blogueurs actifs, et leur contenu devrait être de plus en plus qualitatif. Une cible de choix pour des opérations de marketing qualifié : l'étude prédit que d'ici à 2010, les annonceurs qui intègrent correctement les contenus créés par les internautes au sein de leurs efforts marketing, «pourront augmenter de 25% leur taux de conversion avec les prospects ou les clients établis». La beauté, univers où le conseil (et par extension le bouche-à-oreille) est primordial, doit intégrer plus que jamais ces nouveaux indicateurs.

Mise à jour : lire aussi l'article de Stratégies "peut-on vivre de son blog", sur la monétisation des blogs.
Pour ma part, la réponse est : malheureusement pas du tout ;-)

6 juil. 2007

Le glamour à petit prix


Je vois sur le blog de Jenna, beauty addict britannique, que cette grande fan de Chanel, Dior ou Clarins cite (sans honte...?) ses 5 marques grand public favorites :

n°1 - Boots 17 (la marque en propre du distributeur anglais Boots)
n°2 - Maybelline
n°3 - Rimmel
n°4 - Bourjois
n°5 - GOSH (marque danoise)

Connues ou inconnues du public français, ces marques ont en commun d'être trendy, orientées mode, très girly, et néanmoins dans des gammes de prix très accessibles, équivalents beauté du concept H&M. Et pourquoi s'en priver ? Ce qui fait la différence entre une marque ringarde et une marque fun, ce n'est pas une question de budget mais de créativité : le style de la communication, le design du packaging, des formules simples ou plus innovantes, chaque élément peut donner du glamour même à du basique, à condition d'être inventif et de savoir donner à ses produits le lustre de la tendance...
Et pour vous, quelles sont les marques qui à vos yeux concilient le mieux petits prix et glamour ?

2 juin 2007

Silicones calées

Le saviez-vous ? Les silicones sont l'un des ingrédients phare de la cosmétologie moderne, tant ces polymères multi-fonctions ont permis d'améliorer les textures et les résultats des produits de soin de la peau, des soins capillaires, du maquillage... Pour en savoir plus, grâce à la gazette cosmétique, c'est ici !

18 avr. 2007

Buzz on-line pour Garnier et Sunsilk

Deux campagnes configurées pour générer du buzz, deux approches distinctes relayées par CultureBuzz.

Côté Sunsilk

Sunsilk (Unilever) développe deux actions de communication virale sur Internet.
- Pour promouvoir sa gamme de soins dédiées aux cheveux bruns et aux cheveux blonds, le site ColorShowdown oppose brunes et blondes : chaque camp a son Lounge, et visiter les rubriques du lounge, participer aux tests, réagir, cliquer, télécharger les goodies, chaque action rapporte à son camp des points. Pour le moment, les brunes l’emportent…
- Pour lancer sa nouvelle gamme « Libre comme l’air », Sunsilk a opté pour un mini-site dédié dont le fer de lance viral est une série de « webisodes », 12 épisodes de 2min30. La marque a signé un partenariat avec Dailymotion pour assurer une visibilité maximale à sa mini-série, contant les aventures d’une jeune provinciale cherchant à percer comme comédienne.


Libre_comme_l_air

Côté Garnier

Pour enrichir son site institutionnel jetunous, qui développe, au travers de diverses rubriques, le thème de sa campagne « Prends soin de toi », Garnier (L’Oréal) a choisi la viralité des blogs ! Deedee, jeune bloggueuse qui accueille déjà 5000 visiteurs quotidiens sur son blog, a été choisie par Garnier pour présenter une série de podcasts, programmes video courts, sur des thèmes très divers et en phase avec une cible jeune et féminine, et parrainés par Garnier. Là encore, un partenariat avec Dailymotion permet de démultiplier la visibilité de l’opération.

Richesse des contenus, identification à la cible directe, simplicité de la mécanique buzz, tous les ingrédients semblent présents pour faire de ces initiatives de bons exemples de communication ciblée en ligne. Les marques de grande distribution prouvent à nouveau qu’elles sont plus à l’aise dans ce type d’actions que leurs concurrentes des circuits pharmacie ou sélectif. Question de proximité avec la cible… question d’audace également.

Crédit photo : Garnier - issu du site CultureBuzz

La vérité nue...

Êtes-vous de ceux qui préfèrent tout savoir, ou de ceux qui préfèrent continuer à rêver ? Beauty Brains est un blog américain dont l'objectif est de "casser" les mythes de la cosmétique, d'analyser les revendications miracle des produits... Déprimant !

17 avr. 2007

Le blog dédié aux nutricosmétiques

La cosmétique orale, terme qui désigne l'ensemble des produits qui visent à agir de l'intérieur, par voie orale, sur la beauté de la peau, est à l'honneur sur le blog les nutricosmétiques totalement dédié à ce segment bien spécifique de la cosmétique : actu, lancements, infos pratiques, marques leaders... Une mine d'information pour les afficionados.

Pour rappel, quelques notes de mon blog sur le sujet :
- boissons cosmétiques
- yaourt cosmétique

A découvrir également, le site Nutriform, spécialiste des compléments alimentaires, et notamment des compléments beauté.

6 avr. 2007

Le blog qui inspire L'Oréal...

La stratégie du groupe L'Oréal serait-elle guidée par la lecture du blog La Gazette Cosmétique ? Tout semble le prouver, à lire cette note...

Voilà pour le clin d'oeil. Plus sérieusement, l'auteur de la Gazette relève 3 territoires d'exploration nouveaux pour le groupe L'Oréal, annonciateurs de futurs développements dans ces domaines :
1 - le bio, comme en témoigne le rachat de Sanoflore
2 - la pharmacopée indienne et l'ayurvédique, à la fois clé d'entrée pour l'immense marché indien et ultra-tendance aux USA
3 - la nutraceutique ou cosmétique orale, avec le projet Lumaé né de l'association de L'Oréal aux deux géants de l'agro-alimentaire Nestlé et Coca-Cola

On le voit, L'Oréal se montre ouvert aux tendances émergentes et prêt à investir fortement sur ces tendances pour tenir sa place de leader et ne pas se laisser grignoter ses parts de marché par ses petits concurrents.

5 avr. 2007

Les fils RSS de la beauté, du parfum, de la cosmétique...

Les fils RSS sont des flux d'informations et de contenus gratuits provenant de sites Internet et de blogs. Ces contenus sont soit lisibles directement, soit au moyen d'un aggrégateur de contenu qui peut être téléchargé gratuitement. Ils incluent les titres des articles, des résumés et des liens vers les articles intégraux à consulter en ligne.
Cosmeo Blog a son propre fil RSS du blog, vous pouvez vous inscrire ici :
- version feedburner
ou en bas de la homepage pour la version Atom

Voici quelques autres fil RSS intéressants pour suivre l'industrie cosmétique et/ou les actus beauté :
- Cosmeticnews
- Ouverture sur la beauté
- Madame Figaro (beauté)
- Beauté Homme
- Imprevisible

Faites-moi connaître les autres fil RSS de l'univers beauté, je les intégrerai à cette note.