28 déc. 2007

Quand vient la nuit...

Cette année, j'ai été frappé par le nombre de parfums qui ont fait du thème de la nuit le coeur de leur concept, de leur nom, ou de leur communication. Dior revisite le thème de Cendrillon avec Midnight Poison, Guerlain décroche les étoiles avec l'Instant Magic et promet des "sens exaltés par l'obscurité" pour son édition noire de Shalimar, Boss s'invente "une femme qui change subtilement de personnalité quand tombe la nuit" pour Essence de Femme, Kenzo s'inspire des nuits tokyoïtes pour TokyobyKenzo, Dior Homme Intense s'affiche comme un "parfum pour le soir", les publicités Fuel for Life de Diesel promettent des nuits agitées, Le Parfum de Sonia Rykiel est annoncé comme un "parfum mystère, parfum d'hiver, parfum du soir", et, pour évoquer également ces marques plus puissantes à l'international, le couple Beckham se fait ultra-sexy pour Intimately Beckham Night, Benetton White Nights donne de l'énergie aux nuits blanches, Donna Karran livre ses "delicious nights", Celine Dion dévoile les "Paris Nights"...

Comment expliquer cet engouement ?
On peut voir cela d'abord positivement : la nuit livre par essence une foule d'évocations propices au parfum : luxe, élégance, sensualité, séduction, mystère... C'est un thème riche qui parle au consommateur.
Mais on peut également voir cela de manière moins enthousiaste : la nuit a le mérite de résoudre l'équation moderne du marketing parfum : les imaginaires sont de plus en plus pauvres, j'entends par là de plus en plus ancrés dans la réalité et le quotidien, ce qu'on appelle les parfums "lifestyle", et la nuit vient, dans ce cadre étroit, redonner un peu de magie sans trop d'efforts.

Qu'en pensez-vous ?

Crédit photo : Dior

2 commentaires:

hoïte a dit…

Coucou,

dans cette belle énumération, je m'apercoit qu'il manque un parfum évoquant le monde de la nuit:
"les eaux de minuits" de Lolita Lempicka.

ludo un de vos lecteur quotidien ;-)

Anonyme a dit…

Bien vue, une très fine analyse ...